Sous validation !
Langue: C1 (B2) Étoiles-bekphoto: ******.
Salle 7, Cézanne
Il y a quelques rares moments où les bruits d'ambiance posent des problèmes pour la compréhension. Quelques dialogues parlés sont au niveau de B2, et il y a des sous-titres dans le même niveau quand on ne parle pas le français.
Le film présente une histoire semi-fictive et semi-documentaire sur/de la vie de Claude François, appelé ou surnommé Cloclo. On voit une partie de son enfance en Égypte, après ses années en France, on le suit de ses succès et échecs, jusqu'à sa mort en France. Le film transporte beaucoup d'énergie, si Gilbert Bécaud était « Monsieur 100 000 Volts », Cloclo était/aurait été avec garantie encore plus énergique !
Cloclo ne vient pas d'une famille « proto-francaise ». Sa famille était en Égypte quand le conflit autour du canal-Suez les force à abandonner ce pays. Ils trouvent un refuge en France.
Claude devient artiste, musicien, en dépit de son père qui voudrait qu'il apprenne une profession reconnue.
Dès ses premiers succès, les scènes où Cloclo se produisait, grandissaient. Il commence dans un petit club à Monaco, où il a convaincu tout le monde, et vite toute le monde le voit et l'écoute.
Il a un pied dans la vie quotidienne, et nous pouvons le remercier pour des chansons comme « Belles, belles, belles », « Si j'avais un marteau » ou, bien sur « Comme d'habitude ». La dernière chanson est beaucoup mieux connue sur le titre « I did it my way », et para hasard Cloclo se trouve à côté de Frank Sinatra devant la réception d'un hôtel. La situation dans cette scène peut-être est arrivé en réalité, même si le film pouvait se servir des libertés d'artiste.
Cloclo devient plus qu'un simple chanteur. Il réalise avant d'autres comme David Bowie – qui récemment est devenu une société anonyme – qu'il doit participer dans la plus grande partie de la chaine qui produit la valeur économique. Pour cela Cloclo établit sa propre entreprise pour garder le contrôle sur la plus grande partie du flux d'argent possible.
Dans plusieurs scènes du film nous voyons un Cloclo hyper-énergique. L'acteur du rôle de Cloclo est un bon choix. Il ressemble beaucoup à l'image de Cloclo (on peut en voir une sur fr.wikipedia.org), et il transporte presque plus d'énergie que nous pouvons absorber.
La présentation des chansons nous donne envie de chanter, suivre le rythme, bouger, danser. C'est difficile de rester calme dans ces scènes énergiques qui sont aussi des scènes-clé pour comprendre la vie de Cloclo, et pour améliorer notre compréhension de lui.
Même quand Cloclo est devenu « vieux », c.a.d. après son 40e anniversaire, il nous étonne avec son apparemment illimitée énergie effervescente.
Si monsieur Siemens n'avait pas construit une machine pour convertir l'énergie mécanique en électricité, peut-être que Cloclo serait resté encore vivant. Donc sans l'électricité pas non plus de lumière ni de hauts-parleurs, ni de concerts, et sans lesquelles pas non plus les chansons de Cloclo qui nous ont enchantés. Vers la fin du film Cloclo, qui pendant sa vie a transporté beaucoup d'énergie – une certaine « électricité » – dans ses chansons, meurt, à cause d'un défaut d'électricité. On doit espérer qu'une telle mort n'est plus possible maintenant.